Ce que la fortune de Mounir Laggoune révèle sur l’investissement à long terme

Quand on tape « Mounir Laggoune fortune » sur Google, on cherche un chiffre. Un montant net, un patrimoine estimé, quelque chose de concret. Le problème, c’est que ce chiffre seul ne dit presque rien. Ce qui rend le parcours du fondateur de Finary lisible pour n’importe quel investisseur particulier, c’est la méthode derrière : un portefeuille massivement exposé aux actions mondiales via des ETF, détenu sur la durée, avec des frais comprimés au minimum.

On va décortiquer ce que cette approche implique concrètement, et surtout ce qu’elle enseigne à ceux qui débutent ou qui hésitent encore entre PEA, assurance-vie, cryptomonnaies et immobilier.

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Frais de gestion et performance nette : le vrai moteur de la fortune de Mounir Laggoune

La plupart des débats sur la fortune de Mounir Laggoune tournent autour des montants. On devrait plutôt regarder les frais. Depuis 2023, l’AMF et l’ESMA rappellent que les frais récurrents (ceux des ETF, de l’assurance-vie, des PER ou des robo-advisors) expliquent une part majeure de l’écart de performance entre particuliers sur longue période, parfois davantage que le choix des actifs eux-mêmes.

Concrètement, un écart de frais annuels de quelques dixièmes de pourcent se transforme, sur quinze ou vingt ans, en plusieurs dizaines de milliers d’euros de différence sur un portefeuille. Mounir Laggoune a construit son discours public et son outil Finary autour de cette idée : rendre les frais visibles, comparables, et permettre à chaque utilisateur de mesurer leur impact réel sur son patrimoine.

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On peut en tirer une leçon directe. Avant de chercher le « meilleur ETF » ou la « meilleure assurance-vie », il faut comparer les frais réels, nets de tout. Les régulateurs européens imposent désormais une transparence renforcée sur ces coûts dans la documentation précontractuelle, ce qui facilite le travail.

Portefeuille ETF actions monde en Buy and Hold : la stratégie Laggoune décryptée

Le parcours de Mounir Laggoune reflète une tendance documentée chez les investisseurs nés après 1990 : la montée en puissance des portefeuilles quasi 100 % actions mondiales, détenus en Buy and Hold sur plus de cinq ans. Des rapports de courtiers européens publiés entre 2022 et 2023 montrent que ces portefeuilles affichent une meilleure performance médiane que ceux mêlant stock-picking, cryptomonnaies et market timing.

Pourquoi ça fonctionne ? On peut isoler trois mécanismes :

  • Exposition large et automatique : un ETF monde réplique plusieurs milliers de sociétés. Pas besoin de choisir la prochaine pépite, la diversification est intégrée au produit.
  • Frais plancher : les ETF indiciels affichent des frais de gestion très bas, souvent une fraction de ce que prélève un fonds actif classique.
  • Discipline comportementale : le Buy and Hold supprime les décisions impulsives (vendre en panique, acheter au sommet), qui restent la première source de sous-performance chez les particuliers.

Mounir Laggoune n’a pas inventé cette approche. Il l’a rendue accessible et visible, notamment via son podcast, sa chaîne YouTube et les fonctionnalités de suivi de patrimoine de Finary, qui comptent aujourd’hui un grand nombre d’utilisateurs.

PEA, assurance-vie, livrets : où placer son argent quand on veut reproduire cette logique

La question revient systématiquement dans les commentaires sous les vidéos de Laggoune : faut-il un PEA, une assurance-vie, ou les deux ? En pratique, le choix dépend surtout de l’enveloppe fiscale et du type d’actifs visés.

Le PEA reste l’enveloppe la plus efficiente pour les ETF actions européennes et certains ETF monde éligibles. Après cinq ans de détention, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu. L’assurance-vie, elle, offre une souplesse plus large (accès aux fonds euros, aux SCPI, à l’immobilier papier) mais avec des frais de gestion sur unités de compte qui viennent rogner la performance nette.

Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) ne sont pas des outils de construction patrimoniale à long terme. Ils servent de matelas de sécurité, pas de moteur de croissance. Confondre épargne de précaution et investissement reste l’une des erreurs les plus fréquentes chez les débutants.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, l’immobilier locatif et les SCPI apportent une diversification réelle, mais avec des contraintes de gestion et de liquidité que les ETF n’imposent pas. Les retours varient beaucoup sur ce point selon la localisation et le type de bien.

Cryptomonnaies et Bitcoin dans un patrimoine long terme : ce que Laggoune en dit vraiment

Mounir Laggoune ne rejette pas les cryptomonnaies. Il les replace dans un cadre de gestion du risque. Sur ses interventions publiques, il positionne le Bitcoin et les actifs numériques comme une poche satellite, pas comme le socle d’un patrimoine.

Cette distinction compte. La volatilité des cryptomonnaies rend toute projection à long terme hasardeuse si elles représentent une part trop importante du portefeuille. Un ETF monde peut baisser temporairement, mais la probabilité qu’il perde la totalité de sa valeur est quasi nulle. Pour le Bitcoin, l’historique est beaucoup plus court et les drawdowns bien plus violents.

Deux investisseurs expérimentés en réunion discutant d'une stratégie d'investissement à long terme et de gestion de fortune autour d'un rapport financier

En résumé, intégrer une petite poche crypto dans une allocation globale peut se justifier pour capter un potentiel de hausse asymétrique. Mais construire une fortune dessus relève d’un profil de risque très spécifique que la majorité des investisseurs particuliers n’a pas.

Ce que LinkedIn et les réseaux sociaux ne montrent pas sur la gestion de patrimoine

Mounir Laggoune est très présent sur LinkedIn et YouTube. Cette visibilité crée un biais : on voit les résultats, rarement les phases de stagnation, de doute, ou les arbitrages ratés. La fortune affichée ou supposée d’un investisseur public ne reflète qu’un instantané, pas le parcours complet.

Les informations diffusées sur les réseaux sociaux ne remplacent pas un suivi personnalisé. Chaque situation patrimoniale est différente : niveau de revenus, capacité d’épargne, horizon de placement, tolérance au risque. Copier un portefeuille sans adapter l’allocation à sa propre situation est le piège le plus courant.

Ce que le parcours de Laggoune montre de plus utile, ce n’est pas un montant en millions. C’est qu’un investissement régulier, dans des supports à frais bas, maintenu sur une longue période, produit des résultats que la plupart des stratégies actives ne parviennent pas à battre. Le reste, c’est de la discipline, et ça ne se résume pas à un post LinkedIn.

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