Se transformer en organisme de prêt, rien qu’avec une bonne capacité de financement ? C’est tout à fait possible. Oubliez l’image du banquier derrière son bureau : rien n’oblige à passer par une banque ou une plateforme classique pour obtenir un crédit. Une autre voie existe, parfois plus directe, parfois plus souple : le crédit entre particuliers. Ici, c’est un ami, un parent ou parfois un inconnu via une plateforme dédiée qui peut vous prêter la somme dont vous avez besoin. Le principe est simple, l’expérience souvent rapide et les conditions, elles, sont taillées sur mesure.
Le prêt entre particuliers, qu’est-ce que c’est ?
On parle là d’un crédit sans institution bancaire. Pas de conseiller, pas de rendez-vous en agence : le prêt de particulier à particulier (ou PAP) repose sur une entente financière entre deux personnes, en dehors du circuit traditionnel. Vous cherchez à emprunter ? Vous pouvez solliciter un proche ou, si le cercle familial ne suffit pas, faire appel à un inconnu inscrit sur une plateforme spécialisée dans le PAP. Chacun pose ses conditions, chacun adapte le cadre à sa réalité. Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, le site suivant détaille le fonctionnement de ces plateformes et leurs avantages : https://www.petit-credit.net/
Les avantages du prêt entre particuliers
Qu’est-ce que cela change concrètement ? Le prêt entre particuliers s’affranchit des grilles bancaires et propose un crédit qui colle à la situation de chaque emprunteur. Les modalités se négocient : présence ou non d’intérêts, montant des mensualités, durée du remboursement. Tout dépend du lien de confiance et de la discussion entre prêteur et emprunteur. Ce fonctionnement réduit souvent les coûts annexes, et peut convenir même à ceux que les établissements classiques écartent d’office : intérimaires, CDD, bénéficiaires du RSA. Les plateformes de P2P lending (autre nom du prêt entre particuliers) ouvrent la porte à ces profils trop vite classés “risqués” par les banques.
La législation en matière de prêt entre particuliers
Juridiquement, le PAP est traité comme n’importe quel crédit à la consommation, selon les articles 1892 du Code civil. L’emprunteur s’engage à rembourser la somme empruntée dans le délai convenu. Même si l’on s’adresse à un membre de sa famille, il reste vivement conseillé de formaliser l’accord par écrit : contrat de prêt ou reconnaissance de dettes (article 1353 du Code civil). Mieux vaut prévenir que guérir, surtout lorsque l’argent entre en jeu.
Il existe quelques règles à ne pas négliger. Par exemple, le montant minimal d’un prêt entre particuliers est fixé à 750 euros. Le prêteur engage ses fonds propres, pas ceux d’une structure professionnelle. Sur les plateformes spécialisées, un contrat détaille précisément les modalités de l’opération. Voici les points essentiels que ce document doit mentionner :
- La durée convenue pour le remboursement,
- Le montant prêté,
- Le calendrier et le montant des remboursements,
- Le taux d’intérêt applicable, s’il y en a un.
Le prêt entre particuliers redessine le paysage du crédit. Il donne à chacun la possibilité de trouver un financement, sans devoir passer sous les fourches caudines du système bancaire. L’avenir du crédit se joue-t-il à l’échelle humaine, là où la confiance et la négociation priment sur les algorithmes ? La question reste ouverte, mais la tendance s’installe, prête à bouleverser les habitudes.

