Comment fonctionne le système de retraite par répartition ?

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Les cotisations pour la retraite se font suivant de nombreuses méthodes. Parmi elles, la retraite par répartition est le dispositif de sécurité sociale utilisé dans plusieurs pays. Pour mieux comprendre son fonctionnement, lisez ce qui suit.

Système de retraite par répartition : une technique fondée sur l’équilibre

Pour bien fonctionner, le système requiert un équilibre constant entre les cotisations collectées et le volume total des pensions versées. Ainsi, toute variation du flux des cotisations s’accompagne toujours d’une variation des pensions et vice-versa. En général, le mode de fonctionnement se subdivise en deux : le mode de fonctionnement par contribution et le mode de fonctionnement par redistribution.

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En ce qui concerne la contribution, elle repose sur un calcul qui recherche la proportionnalité entre les pensions perçues et les cotisations versées par un salarié durant sa carrière.

Pour ce qui est de la redistribution, il y a une indépendance entre le montant des pensions et celui des cotisations que le fonctionnaire a versé pendant sa carrière. Cela permet donc aux fonctionnaires dont les salaires sont plus bas de bénéficier de l’aide des fonctionnaires aux salaires plus conséquents.

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Retraite par répartition : un système qui continue de faire ses preuves

retraite par répartition

Ce mode de cotisation s’oppose à celui de la retraite par capitalisation. La méthode de répartition est financièrement fondée sur l’interdépendance. En effet, les cotisations pour la retraite dans le système de répartition sont assurées par les agents publics actifs.

Autrement dit, au titre de l’assurance vieillesse, les cotisations faites par les fonctionnaires qui sont en activité servent pour les pensions de ceux en retraite. Il est donc important de comprendre que les actifs au moment de leur retraite sont à leur tour financés par les cotisations des générations actives à leur époque. Ce mode de fonctionnement est donc intergénérationnel.

Quels sont les points positifs et négatifs de ce système ?

La retraite par répartition offre plusieurs avantages. Le principal réside dans le fait qu’un retraité n’a pas besoin de cotiser pour sa retraite. Il bénéficie d’une manière intégrale de la cotisation versée par les fonctionnaires des générations précédentes. En considérant le mode de redistribution, la retraite par répartition est aussi avantageuse pour les salariés modestes.

Toutefois, il faut reconnaître que la retraite par répartition présente aussi des inconvénients. Ces derniers sont surtout associés à l’équilibre financier. Puisque les montants des pensions évoluent parfois dans le même sens que ceux des cotisations, un déséquilibre peut s’avérer très néfaste pour les retraités. Il convient de rétablir et de maintenir l’équilibre par une augmentation du nombre de cotisants.

Les mécanismes de financement de la retraite par répartition

La retraite par répartition est financée de plusieurs façons. Les salariés et les employeurs sont les principaux acteurs du financement de ce système. Les cotisations des travailleurs en activité constituent la source majeure de financement. Le taux de ces cotisations varie selon le régime auquel adhère l’employeur. Leur montant est calculé sur la partie du salaire soumise à cotisation.

Le mode d’évaluation pour chaque année des pensions versées aux inactifs dépend aussi du fonctionnement global du système. Les ressources provenant des impôts (TVA, CSG) contribuent aussi à son financement.

Les réserves constituées dans le passé permettent aussi d’assurer une partie importante du versement des pensions. Il faut néanmoins souligner que ces réserves ne suffisent pas toujours à couvrir toutes les dépenses liées au versement des pensions et qu’il faut penser à ce que le nombre de cotisants reste stable voire augmente afin d’assurer un équilibre financier nécessaire pour garantir l’avenir du système.

Les réformes en cours pour adapter le système de retraite par répartition aux évolutions démographiques et économiques

Aujourd’hui, le système de retraite par répartition fait face à des enjeux majeurs liés aux évolutions démographiques et économiques. L’allongement de la durée de vie et les changements dans l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail ainsi que ceux dus à l’évolution du marché du travail et au développement des activités non salariées entraînent une modification structurelle des données financières.

Dans ce contexte, plusieurs réformes ont été envisagées pour adapter le système aux nouvelles réalités. La plus connue est celle menée sous Nicolas Sarkozy en 2010 qui a allongé la durée de cotisation requise pour obtenir une retraite à taux plein (de 40 ans à 42 ans) ou encore celle sous Emmanuel Macron qui prévoit notamment un système universel où chaque euro cotisé donnera les mêmes droits.

D’autres propositions ont aussi été formulées, comme celle visant à augmenter la part de financement provenant des impôts ou encore celles prônant un report progressif de l’âge légal de départ en retraite.

Ces mesures sont souvent contestées, car elles peuvent avoir un impact sur certains groupements sociaux tels que les seniors, dont l’accès au travail peut être plus compliqué, ou encore certains métiers exposés potentiellement dangereux comme ceux physiquement éprouvants.

En définitive, il faut que les travailleurs cotisent pour assurer la viabilité et la pérennité du système, ce qui permettra aux générations présentes et futures de bénéficier d’une retraite décente.

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